La Mouette

La Mouette
La Mouette est la première des quatre pièces les plus connues d'Anton Tchekhov.

Cette pièce, annoncée comme une comédie, est dévoilée au fur et à mesure comme une tragédie. Elle comporte quatre actes et a été créée à Saint-Pétersbourg le 17 octobre 1896 et à Moscou le 17 décembre 1898 (dans Le Théâtre d'art de Moscou dans une mise en scène de Constantin Stanislavski et Vladimir Nemirovitch-Dantchenko).

On retrouve dans cette pièce, les tourments de personnages qui se cherchent, qui cherchent l'amour mais le laissent fuir ou passent à côté sans le voir, qui souffrent de leur passion ou de leurs ambitions. C'est dans le dénouement tragique que les personnages sont confrontés à leur image.

Tchékhov, dans La Mouette, confronte deux couples et leurs désillusions, deux générations et le théâtre. Deux façons de vivre, de rêver ou d'en mourir. Plusieurs thèmes se croisent. Les personnages sont tous en quête d'un idéal qui le plus souvent n'advient pas. Ils attendent quelque chose qui n'arrive pas, ou alors ils se projettent dans un futur impossible. Treplev s'interroge à propos du théâtre, il ressent l'inutilité de chercher absolument des "formes nouvelles", il refuse les conventions, le convenu, il réfléchit à l'inutilité de cette recherche, l'essentiel étant de s'épancher librement.

Nina, la Mouette, accompagne Tréplev dans sa quête formelle avant de se laisser séduire par Trigorine, et de partir avec lui. Deux ans durant, elle traverse auprès de lui des mondes inconnus, elle vit, en quelque sorte, une existence entière. Alors que, pendant les trois premiers actes, elle se laisse dominer par la cruauté d'Arkadina, elle finit par faire entendre ce que, jusque-là, on l'a empêché de dire.

Le spectacle se déroule dans une époque indéterminée, les temps se rejoignent dans le mal de vivre des personnages. "La ponctuation préférée de Tchékhov, ce sont les points de suspension, il les confie aux comédiens comme un espace de rêve."(Mikhalkov)

Sources : www.t-n-b.fr et wikipédia

Un petit bijou du théâtre contemporain.

M0tty.

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 09:31

Modifié le mercredi 12 décembre 2007 16:32

La bonne planque

Un grand moment de théâtre.

Bourvil qui part tout seul en freestyle. Ce grand bonhomme du cinéma a également été, et on l'oublie souvent, un grand bonhomme de théâtre. Chapeau bas.

M0tty.

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 09:41

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 15:29

Louis et Louise

Et voici les grands gagnants de la 27e édition du Festival du Rire de Rochefort 2007 : Louis et Louise interprétés par Sylvain Plouette et Isabelle Hauben. Ils ont remportés 5 prix sur 6. Jamais dans l'histoire des 27 éditons du festival un spectacle n'avait remporté autant de prix. Ils ont également remporté un festival de théâtre en Suisse. Un succès international donc, pour ces deux comédiens belges bourrés de talents d'humour et de sensibilité. Un spectacle à hurler de rire, une histoire d'amour émouvante et drôle, pleine de légèreté, qui vous ferra passer des rires aux larmes en un clin d'oeil.



Un couple étriqué, extraordinairement banal, deux héros disproportionnés plantés dans une vie morose et destructrice vont user de leur extravagante imagination pour enjoliver leur quotidien. Le public devient le témoin privilégié de cet amour singulier en assistant à leur rencontre improbable, à une simulation de mariage, à un épique petit déjeuner qui se termine en combat de catch, à un braquage raté, à une terrible rupture due à la présence systématique de la belle-mère, bref, tout l'inverse du conte de fées.
Un spectacle à voir d'urgence.

Leur site.

M0tty.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 07:12

Modifié le mercredi 12 décembre 2007 11:34

La formation de l'acteur.

La formation de l'acteur.
Voici la bible que tout acteur se doit d'avoir sur sa table de chevet, aucune technique moderne n'a encore réussi à égaler l'efficacité de la technique d'apprentissage décrite dans ce livre par Constantin Stanislavski (voir article précédent).

Extrait de l'introduction de La formation de l'acteur par Jean Vilar :

Ce livre, ce Grand Livre, est une reconsidération totale de l'acteur.
Praticien inquiet, moraliste sévère, Torlsov-Stanislavski dépouille ici, l'une après l'autre, l'interprète de ses vanités. Il le dévêt de ses clinquants. Il analyse sans pitié ses faux prestiges. Il détruit absolument le culot et son cousin, le cabotinage. Ce faisant, il offre au comédien une méthode quotidienne de travail, la seule certainement qui, depuis toujours soit efficace.


M0tty.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 07:00

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 15:29

Constantin Stanislavski

Constantin Stanislavski
Constantin Stanislavski (1863 - 1938) : (source wikipédia)

Est le créateur, avec Vladimir Nemirovitch-Dantchenko du Théâtre d'Art de Moscou. Il a écrit des livres portant sur La formation de l'acteur. Lorsqu'il meurt en 1938, son enseignement a bouleversé toute l'Europe, et depuis, son système basé sur les actions physiques qui est d'une grande efficacité pour le jeu naturaliste a marqué à jamais l'art du comédien et du metteur en scène.

La Formation de l'acteur son livre le plus célèbre avec La création du personnage est une reconsidération totale de l'acteur et de la maîtrise de son jeu. Stanislavski, créateur du Théâtre d'art de Moscou, expose sa méthode sous la forme d'une « semi-fiction » consistant à faire parler Tortsov, praticien sévère, en son nom. Il analyse sans pitié les faux prestiges du cabotinage et propose au comédien de les remplacer par l'exercice de sa « mémoire affective », l'invitant à mobiliser sur scène des sentiments qu'il a déjà éprouvés.

M0tty.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 06:57

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 15:30