Tailleur pour Dame

Tailleur pour Dame
En avant première, je vous propose ( et même je vous oblige ! ) Tailleur pour Dame, la pièce feydeautique par excellence.

Synopsis

Quiproquos, agitation et pirouettes verbales vous entraîneront dans un tourbillon de moments hilarants et loufoques.

Monsieur Bassinet veut louer les petits appartements qu'il possède au 60 de la rue de Milan à Paris. Il se rend pour cela chez son ami le Docteur Moulineaux pensant pouvoir faire sa publicité auprès de la clientèle du docteur.

Comment pouvait-il savoir que celui-ci, ayant passé la nuit dehors, a prétendu à sa femme Yvonne avoir passé sa nuit à assister à l'agonie de son ami... Bassinet!

Moulineaux et sa femme trouveraient peut-être le moyen de s'arranger, mais, l'arrivée de la mère de Madame, n'apaisera pas les choses.

Ce petit appartement de Bassinet, abandonné récemment par une couturière, serait le havre idéal pour Moulineaux, pour y recevoir son amie Suzanne, loin des regards indiscrets.
Quel dommage que la couturière, partie précipitamment, n'ait pas pensé à prévenir sa clientèle de son déménagement. C'est catastrophique pour le docteur pris immédiatement pour le tailleur.

Critique

Les générales publiques sont souvent un excellent moyen de prendre le pouls des publics futurs. Malgré le peu de personnes présente dans la salle, la qualité à remplacé la quantité. Les comédiens s'amusent comme des enfants et leurs jouets. Ca se voit, ça se sent, et le public en profite. L'univers de la belle-époque (1890-1914) , qui s'étend sur une partie de l'entre-deux guerre, permet aux personnages de prendre la pleine mesure de leurs engouement. Le texte de Georges Feydeau se suit et on ne perds pas une miette de ce qui se passe, très osé pour l'époque.
Les comédiens y sont tous à leur avantage, surtout Michel De Warzée, personnage principal qui, avec son petit accent "brusseleer", rajoute encore de la fantaisie.

Attention, public rieur recommandé !

Infos pratiques

Du 5 au 31 décembre 2007

Mise en scène : Danielle Fire

Avec : Michel de Warzée, Patricia Houyoux, Gérard Duquet, Stéphanie Moriau, Bernard d'Oultremont, Catherine Conet, Jean-Daniel Nicodème, Amélie Saye et Anne-Isabelle Justens.

Au piano : Fabian Coomans de Brachène

Décors et costumes : Christian Guilmin

Comédie Claude Volter

Comédie Claude Volter
Avenue des Frères Legrain 98
1150 Bruxelles

Réservation : 02/ 762 09 63

du lundi au vendredi :
de 11h à 13h et de 14h à 18h

Fermeture annuelle : juillet -août

Accès à la Comédie Claude Volter:

Bus 36 (dir. Konkel) - arrêt Mouettes
Tram 23 et 90 (Pétillon ou Boileau + Bus 36)
Métro Thieffry + Bus 36 ou Pétillon

-H.P-
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# Posted on Sunday, 02 December 2007 at 3:34 PM

Edited on Sunday, 02 December 2007 at 3:48 PM

Dario Fo

Dario Fo
Biographie :

Dario Fo naît en 1926 à San Giano, village de Lombardie au bord du lac Majeur, dans une famille de tradition démocratique et antifasciste. Il découvre très jeune le théâtre populaire et la tradition orale. Doué en dessin et en peinture (talent qui lui permettra de dessiner lui-même les affiches de ses spectacles) il commence par étudier l'art et l'architecture à Milan.

En 1952, il écrit pour la radio ses premiers monologues comiques, intitulés "Pauvre nain". Il découvre le Piccolo Teatro de Giorgio Strehler, fait ses débuts d'acteur et monte des revues de satire sociale et politique.

En 1954, il épouse Franca Rame, qui devient son inséparable partenaire. Ensemble ils reprennent à leur façon des farces traditionnelles et écrivent de grandes comédies où ils « fustigent les institutions et les classes dirigeantes tout en déployant une fantaisie débridée. »

En 1968, ils fondent l'association "Nuova Scena" avec l'aide du Partis Communiste Italien, et s'éloignent des circuits traditionnels du théâtre. A cause de conflits idéologiques, l'association est cependant vite dissoute.

En 1970, Dario Fo rompt avec le parti communiste et crée, avec ses camarades, un autre collectif théâtral : "La Comune". Ces années sont celles des grands succès.

Son anti-conformisme, ainsi que son engagement politique et social l'entraînent dans d'innombrables procès et controverses en Italie, avec l'Etat, la police, la télévision, le Pape : son émission Canzonissima est censurée ; selon le Pape, Mistero buffo offense "les sentiments religieux des Italiens".
En collaboration avec Franca Rame, il écrit une série de monologues inspirés par la lutte des Italiennes pour le droit au divorce et la légalisation de l'avortement. Il invente, dans la veine de Mystère Bouffe, des histoires désopilantes et graves, comme Histoire du tigre. En 1980, on lui interdit d'entrer aux Etats-Unis, où il devait donner une représentation exceptionnelle, à cause de son affiliation au "Soccorso Rosso", une organisation de soutien aux détenus.
Il est souvent appelé à l'étranger pour donner des spectacles et faire des mises en scènes d'œuvres lyriques ou théâtrales, comme en 1991 Le Médecin volant et Le Médecin malgré lui de Molière à la Comédie Française.

Artiste hors normes, il reçoit en 1997 le Prix Nobel de Littérature pour avoir « dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé le pouvoir et restauré la dignité des humiliés. »

Bibliographie :

- Epopée des opprimés inspirée de la culture médiévale, 1969
- Allons-y, on commence : Farces, 1977
- Mort accidentelle d'un anarchiste. Dramaturgie, 1983
- Mystère bouffe : jonglerie populaire. Dramaturgie, 1984
- Histoire du tigre et autres histoires. Dramaturgie, 1984
- Récits de femmes et autres histoires. Dramaturgie, 1988
- Le Gai savoir de l'acteur. 1990
- Johan Padan à la découverte des Amériques. Texte, dramaturgie, 1995
- Mort accidentelle d'un anarchiste. Dramaturgie, 1997
- Faut pas payer ! Dramaturgie, 1997
« Le coût de la vie augmente, les salaires, non, et partout on licencie. Alors les pauvres se révoltent : les femmes se servent dans les supermarché, les usagers des transports se couchent sur les voies. Peu leur échoit qu'advienne le chaos ou la révolution : ils n'ont rien à perdre... Vive l'Italie des années 70. »
- Récits de femmes : suite. Dramaturgie, 2002. Réunit :
"L'héroïne"
"Un peu de sexe ? Merci, juste pour vous être agréable !"
"Je rentre à la maison"
"Une journée quelconque"
"Toute grasse et toute belle"
"Nada Pasini"
- Le pays des Mezaràt : mes sept premières années, et un peu plus : récit, 2004

Sources :

Le site des prix nobel
Mystère bouffe, Dario Fo, Paris, 1984.

M0tty.

# Posted on Sunday, 02 December 2007 at 11:10 AM

Eugène Ionesco

Eugène Ionesco
Eugène Ionesco (1912-1994)

Ionesco est né en Roumanie, d'un père roumain et d'une mère française. Il s'installe définitivement en France en 1938. Ionesco est, avec Samuel Beckett, le chef de file du mouvement de l'absurde. L'œuvre de Ionesco s'étend sur une période d'une trentaine d'années, de 1950 à 1981 (Voyage chez les morts), mais c'est surtout ses deux premières pièces, La cantatrice chauve (1950) et La leçon (1951), qui restent associées à son nom. Ces deux pièces sont d'ailleurs jouées en permanence depuis 1957 au Théâtre de la Huchette, une salle de 80 places du Quartier Latin, à Paris.

Le point commun entre la Cantatrice et la Leçon, que Ionesco nomme des "antipièces", ou des "farces tragiques", c'est la centralité du langage, qui devient finalement le personnage principal de la pièce, elle-même dépourvue d'une intrigue particulière. Les dialogues mécaniques, illusoires, parodiques, mettent en valeur l'inanité de la communication entre des êtres qui ne s'écoutent pas entre eux, qui parlent mais qui finalement ne disent rien. Les répliques sont des lieux-communs, des formes banales qui se succèdent avec une prétendue logique. Ionesco dit qu'il a basé la Cantatrice sur un manuel d'apprentissage de langue étrangère, dans lequel les phrases se suivent sans véritable cohérence d'ensemble, car elles ne sont là que pour illustrer des structures grammaticales spécifiques, ou pour introduire du nouveau vocabulaire.

Dans la Leçon, les deux personnages face à face – un professeur et son élève – semblent appartenir à deux mondes différents : l'un, dominateur, violent, s'obstine à enseigner une matière incompréhensible à l'autre, dominée, qui ne désire pas écouter, totalement centrée sur sa propre personne. Cette tentative de "possession" de l'autre par l'autorité du langage et du savoir aboutit à une fin aussi tragique qu'absurde : le maître tue son étudiante.

Deux autres pièces, Les chaises (1952) et Rhinocéros (1959), ont marqué l' œuvre de Ionesco. Dans la première, un groupe de chaises occupe le centre de la scène: censées accueillir un public venu écouter le discours de deux "vieux" désirant délivrer un message avant leur mort, les chaises restent vides, et les orateurs demeurent incapables de formuler leur discours. Rhinocéros met en scène une étrange épidémie, la "rhinocérite", par laquelle des villageois, coupables d'égoïsme, de violence, de vanité, d'hypocrisie, d'ambition, de discours vides etc., se métamorphosent en rhinocéros. Cette métamorphose, qui rappelle un peu l'univers de Kafka, n'est en fait rien d'autre que la figure métaphorique de la fièvre fasciste qui a parcouru l'Europe des années trente.

M0tty.

# Posted on Sunday, 02 December 2007 at 9:21 AM

Edited on Sunday, 02 December 2007 at 11:11 AM

George Bernard Shaw

George Bernard Shaw
George Bernard Shaw (26 juillet 1856 à Dublin - 2 novembre 1950 à Ayot Saint Lawrence) fut un critique musical et dramatique irlandais, essayiste, scénariste, et auteur célèbre de pièces de théâtre. Un Irlandais acerbe et provocateur, pacifiste et anticonformiste, il obtint le prix Nobel de littérature en 1925.


Le comique de ses pièces va de pair avec la rigueur logique des idées qu'il développe. Ses préfaces parfois volumineuses sont de véritables essais où il développe ses thèmes favoris (art, pacifisme, idées politiques, conceptions philosophiques et religieuses) et propose des solutions pour remédier aux maux qu'il dénonce dans ses pièces. Son œuvre est celle d'un révolutionnaire et d'un réformateur visant à détruire le capitalisme pour lui substituer un socialisme éclairé et plus élevé. "Pygmalion" (1912) et "Sainte Jeanne" (1923), œuvres de sa maturité, sont souvent considérées comme ses chefs-d'œuvre. Ayant voyagé en Union soviétique, il en nie les travers et se fait un ardent promoteur du stalinisme.

Provocateur et anticonformiste, George Bernard Shaw dénonce le puritanisme étroit, la hiérarchie religieuse et l'hypocrisie des conventions de la religion ("Disciple du diable", 1896 et "Le Vrai Blanco Posnet", 1909). Dans "Androclès et le lion" (1912), il étudie les motivations religieuses et spirituelles de l'homme. S'inspirant des enseignements de Charles Darwin, il fonde sa philosophie sur l'évolution, force encore mystérieuse, qu'il appelle "Force de la vie", puissance imparfaite qui cherche à atteindre la perfection (préface de "En remontant à Mathusalem", 1920). Il s'oppose avec vigueur à la personnification de toute divinité.

Sa correspondance inspira une pièce de théâtre que l'on nomma Cher menteur (Dear Liar)

Sources : Wikipédia.

M0tty, -H.P-
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# Posted on Monday, 26 November 2007 at 12:41 PM

Edited on Sunday, 02 December 2007 at 3:23 PM

Michael Tchekhov

Michael Tchekhov
Michael Tchekhov (ou Chekhov) (1891-1955), acteur, directeur de théatre et professeur d'art dramatique, est le neveux d'Anton Tchekhov. Né en Russie en 1891, il fut membre du Théâtre d'Art de Moscou, alors dirigé par Constantin Stanislavski, qui fut son premier maitre. en 1914, Tchekhov participa à la fondation du Premier Studio du Théâtre d'Art de Moscou qui, sous sa direction, devint le Deuxième Théâtre d'Art de Moscou.

Après avoir quitté la Russie, il travailla longtemps en Europe. En 1936, il fonda en Angleterre, l'Ecole d'Art Dramatique Tchekhov, qui fut transférée aux Etats-Unis peu de temps avant la deuxième guerre mondiale. Le théâtre et le cinéma américain lui doivent le plus clair de leur art. Maître incontesté, il donna aux différentes formations d'Art Dramatique une empreinte d'une valeur inégalée, jusqu'à sa mort en Californie, en 1955.

Si l'on peu dire que Tchekhov est le prolongement de Stanislavski, on doit aussi reconnaitre que, par son contact intime avec les théâtres anglais et américain, il a considérablement actualisé, virilisé, adapté à la vie, un enseignement qui nous devient ainsi plus immédiatement accessible.

La méthode que nous présente Tchekhov dans son livre "Etre Acteur" est un juste mariage de la psychanalyse du métier "psychique intérieur" et de l'exercice physique, de la gymnastique, indispensable à sa parfaite connaissance. La technique qu'il y enseigne est une remodernisation de la méthode de Stanislavski décrite dans son livre "La formation de l'acteur", qui, elle, est plutôt basée sur la mémoire affective, sensorielle et émotive et le vécu de l'acteur, contrairement à la méthode de Tchekhov, axée sur l'imagination et la création artistique des émotions.

M0tty.

P.S. : Etant donné qu'il n'existe aucun article en français sur Wikipédia parlant de Michael Tchekhov, je vais un créer un a partir de cet article. Pour accéder à l'article Wikipédia, cliquez ICI.

# Posted on Tuesday, 20 November 2007 at 3:04 PM

Edited on Sunday, 02 December 2007 at 3:24 PM