Robespierre

Robespierre
Au théâtre Royal du Parc, du 21 février au 22 mars 2008.

CREATION MONDIALE
Comédie dramatique de Thierry Debroux.

Mise en scène : Thierry Debroux.

Assistanat : Muriel Lejuste.

Décors : Vincent Lemaire.

Costumes : Catherine Somers.

Composition des chansons originales:
Pascal Charpentier.


Photo : Serge Daems.
Rosalia Cuevas et Paul Camus.
Distribution :
Rosalia Cuevas (Mme Duplay)
Jean-Paul Dermont (Mr Duplay)
Philippe Résimont (Desfieux)
Déborah Rouach (Eléonore Duplay)
Michel Israël (Le perruquier)
Yves Claessens (Louis David)
François Delcambre (Jean-Baptiste)
Perrine Delers (Amélie Verjus)
Anouchka Vingtier (Camille)
Pierre Poucet (Numéro 1)
Gérald Wauthia (Numéro 2)
Muriel Jacobs (Claire Lacombe)
Paul Camus (Robespierre)
Bram Brasseur (Sans-culotte)
Pierange Buondelmonte (Sans-culotte)
Babetida Sadjo (Prostituée)
Sarah Van Calck (Prostituée)
Cyril Marbaix (Robespierre enfant)
Jules Noël (Robespierre enfant)

Synopsis :

Juillet 1794, l'une des périodes les plus folles de l'histoire de France. En pleine Terreur, Paris fait la fête. Les bordels et les tavernes ne désemplissent pas. On rit, on tremble, on boit, on fait l'amour, on chante, on dénonce... et Dame Guillotine ne chôme pas.
En nous racontant les derniers jours de Robespierre, l'auteur de Darwin et du Roi Lune nous met face à cette question essentielle : peut-on encore aujourd'hui rêver de changer le monde sans immédiatement trembler devant les conséquences d'un tel rêve ?

Commentaire du metteur en scène :

Toute l'Europe attend que Robespierre sorte de la chambre dans laquelle il s'est enfermé. Va-t-il annoncer la fin de la Terreur ou au contraire mener la Révolution plus avant dans cette dérive sanglante ? Paris a peur mais Paris s'amuse pour oublier sa peur.

La pièce nous plonge dans cette atmosphère envoûtante et tente de cerner la personnalité de cet homme fascinant sur lequel les historiens se disputent aujourd'hui encore.
Robespierre, l'Incorruptible, le Pur, l'Honnête homme qui justifia la Terreur n'a pas fini de nous surprendre.

On fêtera en 2008 le 250ème anniversaire de sa naissance à Arras. Dans cette ville du nord de la France, Robespierre sent encore le soufre. Son buste, réalisé en 1989, est caché dans une salle sombre de la mairie au lieu de « trôner », comme il avait été initialement prévu, sur une place de la ville.

Même si l'action se déroule il y a plus de deux siècles, la pièce parle des contradictions qui sont les nôtres.
Nous sommes les enfants de la Révolution de 1789 mais nous sommes aussi les enfants de la Terreur.
Au XXème siècle, le prolongement des idéaux de fraternité et d'égalité a plongé la Russie dans un régime totalitaire qui a fait plus de 70 millions de victimes.
Aujourd'hui nous sommes tiraillés entre notre envie de changer le monde et la peur qu'une nouvelle utopie n'engendre un nouveau monstre.

J'ai choisi le ton de la comédie pour m'interroger sur ces questions. Le rire et la mort se côtoient à chaque instant.
Paris danse pour ne pas entendre le bruit des têtes qui roulent sur le pavé.


- Thierry Debroux -

Dans un décors grandiose et une mise en scène exceptionnelle signée Thierry Debroux, Robespierre nous projette dans l'horreur de la peur, de la terreur, de la mort, de la suspicion, de la délation. Une pièce qui en se plongeant 3 siècles dans notre passé, nous montre le miroir de notre présent.

A voir absolument !

Sources : http://www.theatreduparc.be

M0tty.
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# Posté le samedi 08 mars 2008 16:53

Modifié le jeudi 13 mars 2008 18:00

Le Malade Imaginaire

Le Malade Imaginaire
A la comédie Claude Volter, du 20 février au 22 mars 2008

Mise en scène : Michel de Warzée


Avec : Michel de Warzée, Gérard Duquet, Stéphanie Moriau, Toussaint Colombani, Delphine Moriau, Benoît Strulus, Benoît Pauwels, Michel Wright, Kelly Huygens, Xavier Elsen, Serge Zanforlin, Maude Godart et Laure Nicodème.

Décor et costumes : Christian Guilmin

Régie : Sébastien Couchard


Synopsis :
Argan se croyant très malade veut s'assurer des soins attentifs. Il décide de marier contre son gré, sa fille angélique à Thomas Diafoirus, fils de médecin et médecin lui-même.
Angélique, qui aime Cléante et en est aimée, est secondée par son oncle Béralde et par la servante Toinette, mais elle se heurte à la perfidie de Béline, seconde femme d'Argan.
Par ses attentions intéressées, Béline a pris sur Argan une emprise absolue. Elle veut obtenir un testament en sa faveur. Toinette et Béralde combinent une ruse : ils persuadent Argan de contrefaire le mort. Celui-ci découvre la cupidité de sa femme et l'affection sincère de sa fille. Il consent au mariage d'Angélique et Cléante et se fait lui-même médecin.

Molière a réussi à maintenir tout au long de sa pièce, le ton de la plus franche bouffonnerie.
Pourtant, le sujet est en soi peu comique ; il s'en prend à une crainte particulièrement angoissante qui empoisonne l'existence de l'homme : la hantise de la mort.
Seul son génie lui a permis d'en faire une comédie, perpétuellement d'actualité, en ridiculisant des travers humains toujours tenaces au XXIème siècle.

M0tty.
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# Posté le samedi 08 mars 2008 16:35

L'heure verticale

L'heure verticale
L'heure verticale.

Faire de la politique, c'est réconcilier l'irréconciliable...

De David Hare.
Mise en scène de Adrian Brine.
Avec Isabelle Defossé, Aïssatou Diop, Sébastien Dutrieux, Cédric Eeckhout, Jules-Henri Marchant.

Synopsis


Jeune journaliste de télévision dans les endroits chauds du Proche-Orient, Nadia Blye renonce à encore témoigner de la cruauté des événements, dans un climat d'indifférence généralisée. À présent elle enseigne la politique à l'Université de Yale. Elle est pour l'intervention américaine en Irak mais contre les moyens utilisés par les États-Unis, une position qu'elle défend face à ses étudiants. Jusqu'à ce voyage en Grande-Bretagne où elle rencontre le père de son fiancé. La voici confrontée aux convictions de ce partisan de la non-intervention, d'un homme dont la culture et les idéaux vont ébranler ses certitudes...

Critique

La relation internationale que tient pour l'instant les États-Unis et l'Angleterre se reflète très bien dans cette pièce de David Hare, qui met bien en exergue le paradoxe des américains sur la guerre en Irak. Nadia Blye (Isabelle Defossé)est une américaine dans toute sa splendeur : arrogante, sachant tout sur tout, limite méprisante quand elle parle à ses élèves.Elle est convaincue du bien fondé de libérer un pays d'un horrible dictateur, essaye de défendre sa position face à son beau-père (Jules-Henri-Marchant). L'interprétation du comédien est excellente : très calme, posé, à l'aise dans ses convictions, lâchant des phrases assassines sans avoir l'air d'y toucher. Son fils (Sébastien Dutrieux), kinésithérapeute, n'approuve pas la manière dont son père envenime sa bien-aimée. Dans son jeu, je remarque très fort le côté anglais immigré, qui doit s'habituer aux frasques de la vie américaine. Un jeu très naturel, limite naturaliste des comédiens, avec une écriture très actuelle, acerbe et volontairement claire au niveau des intentions.

Bref, pour ceux qui sont d'accord ou pas d'accord avec la guerre en Irak, pour ceux qui ne savent pas trop de quoi il en retourne ou pour ceux qui aime bien se prendre la tête avec des problèmes-politico-pacifique, c'est un excellent moment de pouvoir réfléchir à tout ça.

Dates


Du 26 février au 22 mars 2008

Adresse


Théâtre du Rideau de Bruxelles ( sous-sol du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles)
Rue Ravenstein, 23
1000 Bruxelles.

Bus 71

Prix : 9 euros

-H.P-
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# Posté le lundi 03 mars 2008 10:55

Modifié le lundi 03 mars 2008 12:37

Oulipo

Oulipo
L'Ouvroir de Littérature Potentielle (OuLiPo) a été fondé, Le 24 novembre 1960, par François Le Lionnais, Raymond Queneau et une dizaine de leurs amis écrivains et/ou mathématiciens et/ou peintres : Albert-Marie Schmidt, Jean Queval, Jean Lescure, Jacques Duchateau, Claude Berge et Jacques Bens selon le tapuscrit de ce dernier, secrétaire définitivement provisoire du début. La réunion fondatrice a eu lieu au restaurant "Le Vrai Gascon", 82 rue du Bac à Paris.

Le propos était d'inventer de nouvelles formes poétiques ou romanesques, résultant d'une sorte de transfert de technologie entre Mathématiciens et Ecriverons (sic).

Au départ le Séminaire de Littérature Expérimentale devaient s'inclure dans l'Accommission des Compositions du Collège de Pataphysique, chaque séministe ayant le titre de Dataire.

En fait, la présence, dès la deuxième réunion de Noël Arnaud, Régent de 'Pataphysique générale et de Clinique de Rhétoriconose a induit l'intégration de l'OLiPo (Ouvroir de littérature potentielle)- en place de la dénomination SLE, contestée - au sein de la sous-commission des Epiphanies et Ithyphanies, elle même incluse dans la commission des Imprévisibles dont l'un des Présidents était le Transcendant Satrape ... Raymond Queneau.

A la réunion suivante, le 13 janvier 1961, se joignent Latis qui complète à 10 la liste définitive des membres fondateurs et Ross Chambers. Il y est décidé, afin d'éviter toute confusion, de rattacher l'OuLiPo, nouvelle et définitive dénomination proposée par Latis à la sous-commission de l'Acrote du Collège, l'Acrote désignant le but idéal vers quoi doivent tendre les efforts de tous les hommes.

Ross Chambers (Australie), André Blavier (Belgique) et Stanley Chapman (Angleterre) sont élus correspondant étrangers le 13 février 1961. Paul Braffort est élu le 13 mars 1961 puis comme correspondant belge (?) ou hollandais (?) le 28 avril 1961 et Marcel Duchamp ( Etats-Unis) le 16 mars 1962.

Le 28 mai 1961 il est relaté que Sa Magnificence le baron Mollet, ancien secrétaire d'Appolinaire et Vice-Curateur (chef suprême) du collège de 'Pataphysique a modifié la composition des commissions du collège pour accorder à l'OuLiPo une autonomie interne, avec rang de sous-commission, toujours au sein de la commission des Imprévisibles.

Les premiers travaux furent publiés dans les Dossiers du Collège de 'Pataphysique (Dossier n°17)

Seront cooptés ultérieurement : Jacques Roubaud en 1966, Georges Perec - qui sera une cheville ouvrière de l'Ouvroir - en 1967, Marcel Benabou, Luc Etienne (octobre 1970).

Paul Fournel (1972), Harry Mathews (1974), Michèle Métail (1975), François Caradec et Jacques Jouet (1983), Hervé Le Tellier (1992), , Pierre Rosenstiehl (1992), Bernard Cerquilini (1995), Michelle Grangaud et Oskar Pastor (1995), Ian Monk (1998), Anne Garréta (2000) et Olivier Salon (2000) et Valérie Beaudouin en février 2003 et Frédéric Forte (2005)complètent la composition actuelle de l'Ouvroir, les derniers étant nommés en tant que membres associés, semble-t-il, puisque les statuts du 7 mai 1962 limitaient à 10 ou 12 le nombre de membres actifs.


Source : http://www.fatrazie.com/oulipo.htm

-H.P-
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# Posté le lundi 18 février 2008 12:25

Marivaux

Marivaux
Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, plus communément appelé Marivaux, né le 4 février 1688 à Paris où il est mort, presque oublié, le 12 février 1763, est un journaliste, auteur dramatique et romancier français.

D'une famille originaire de Normandie qui avait fourni plusieurs magistrats au parlement de cette province, son père Nicolas Carlet est fonctionnaire dans l'administration de la marine de sa naissance jusqu'en 1698. En 1698, ce dernier emmène sa famille s'installer à Riom où il vient d'être nommé directeur de la Monnaie, puis à Limoges. De sa mère, Marie-Anne Bullet, on sait peu de choses.

Il devient élève des Oratoriens de Riom. Sa famille est de petite noblesse. En 1710, il ambitionne de suivre la voie paternelle et entre en Faculté de droit à Paris. Après sa rencontre avec Fontenelle, cumulée à la fréquentation du salon de Madame Lambert, Marivaux repère les esprits modernes et s'initie à la préciosité mondaine. Son premier texte est le Père prudent et équitable, ou Crispin l'heureux fourbe en 1712. Il développe alors son observation critique, s'engage dans la bataille contre les classiques et s'essaye à de multiples genres : roman parodique, poème burlesque ou chronique journalistique. Le parodique est alors sa principale voie d'écriture. Loin de dénigrer les oeuvres classiques, il reprend cependant tout ce qui fait le patrimoine culturel des écrivains classiques et le travesti en œuvres originales et décalées par rapport à l'usage. On voit par exemple son Homère Travesti en 1716.

Ses œuvres sont signées de son nom, il est alors considéré comme un brillant moraliste, sorte de nouveau La Bruyère. Il se marie en 1718 avec Colombe Boulogne, celle-ci lui apporte une dot aisée. Il est ruiné par la banqueroute de Law en 1720, puis perd sa femme en 1723. Il doit alors travailler pour vivre. Sa raison d'être est toute trouvée dans le théâtre.

Son premier succès est Arlequin poli par l'amour en 1720. Il apprécie les Comédiens Italiens et collabore avec eux pour quelques pièces. Sa rencontre avec Silvia Baletti est marquante. Marivaux révolutionne la comédie théâtrale, genre qu'il expose au travers des deux Surprises de l'amour ou de La Double Inconstance. Ses comédies philosophiques surviennent. Elles sont placées dans des cadres utopiques à l'image de l'Île des esclaves en 1725 ou de la Nouvelle Colonie en 1729.

Il étudie ensuite les visages de l'existence sociale, de même que les travers des contemporains. Il conclut que la réalité qu'il observe est toujours plus complexe et fugitive que les cadres rigides dans lesquels on tente de l'enfermer. Sa grande œuvre romanesque est la Vie de Marianne dont la rédaction s'étend sur environ quinze ans (1726-1741). À partir de 1733, il fréquente le salon de Claudine de Tencin, qui devient pour lui une amie précieuse. Grâce à elle, il est élu à l'Académie française en 1742. Il ne compose plus alors que quelques pièces jouées uniquement à la Comédie-Française, avec des réflexions sur la langue française en elle-même. À sa mort d'une pleurésie, il laisse un testament avec un bien maigre héritage financier à sa fille.

Théâtre

Le théâtre de Marivaux reprend la devise de la comédie castigat ridendo mores (c'est-à-dire corriger les mœurs par le rire) et construit une sorte de pont entre le théâtre traditionnel italien de la commedia dell'arte, et ses figures (notamment Arlequin) et un théâtre plus littéraire, plus proche des auteurs français et anglais.

Marivaux est considéré par certains comme le maître français du masque et du mensonge. Principal outil du mensonge, le langage est également le masque derrière lequel se cachent les personnages. Ceux-ci sont souvent de jeunes gens, terrorisés à l'idée d'entrer dans la vie et de dévoiler leurs sentiments. Leurs aventures psychologiques à la fois complexes et naïves se déroulent sous le regard des plus vieux (les parents) et des spectateurs qui se moquent dans un mélange d'indulgence et de méchanceté.

Voltaire considérait le théâtre de Marivaux comme étant d'une très grande finesse psychologique, et en disait : « Il pèse des œufs de mouche dans une balance en toile d'araignée. »[2] Mais on peut aussi interpréter cette réplique comme une critique du théâtre de Marivaux qu'il juge futile et inintéressant : Voltaire en est en effet un grand rival et le critique dans son livre le Temple du goût.

Au XVIIIe siècle, le succès n'est jamais éclatant : les Comédiens Français et leur public ne l'apprécient pas, et le Théâtre-Italien reste une scène secondaire. D'autre part, Marivaux s'est toujours tenu à l'écart du clan des philosophes. Mais au XIXe siècle, le succès des comédies de Musset provoque une véritable résurrection de Marivaux. Il trouve alors un public enthousiaste qui trouve précisément très moderne la complexité qu'on lui reprochait de son temps.

Le marivaudage

Le nom de Marivaux a donné naissance au verbe marivauder qui signifie échanger des propos galants et d'une grande finesse, afin de séduire un homme ou une femme. Par extension a été créé le mot marivaudage. Jean-François de La Harpe définit le marivaudage comme « le mélange de métaphysique, de locutions triviales, de sentiments alambiqués et de dictions populaires le plus subtil ». Il se rapporte également à d'autres termes tels que le libertinage et le badinage. Marivaux était accusé de ne pas parler le français ordinaire (d'Alembert, 1785), de pécher contre le goût et quelquefois même contre la langue (Palissot, 1764), parce que ses phrases semblaient artificielles et maladroites, ses figures trop recherchées et obscures, et qu'il créait même des mots nouveaux comme cette locution verbale qui nous paraît maintenant si courante, mais qui n'existait pas encore à l'époque, tomber amoureux (avant, on disait se rendre amoureux). Ce goût pour l'affectation, ce style alambiqué, ces images incohérentes, définissent ce qu'on appelle, du vivant même de Marivaux, le marivaudage. Ainsi Palissot, le célèbre ennemi des philosophes, écrit-il en 1777.

« Ce jargon dans le temps s'appelait du marivaudage. Malgré cette affectation, M. de Marivaux avait infiniment d'esprit ; mais il s'est défiguré par un style entortillé et précieux, comme une jolie femme se défigure par des mines. »

Dès le XVIIIe siècle, le mot marivaudage a donc un sens péjoratif : il ne désigne pas seulement le style de l'écrivain, mais aussi cette forme d'analyse morale et psychologique raffinée ; l'excès que Marivaux met en pratique dans ses romans, dans ses comédies et dans ses essais. À la fin du siècle, dans son lycée ou cours de littérature ancienne et moderne, La Harpe résume ce double sens du terme, en insistant sur le mélange des registres opposés.

« Marivaux se fit un style si particulier qu'il a eu l'honneur de lui donner son nom ; on l'appela marivaudage c'est le mélange le plus bizarre de métaphysique subtile et de locutions triviales, de sentiments alambiqués et de dictions populaires. »

Le mot va ensuite devenir positif et prendre un second sens plus général : il décrit un certain type de dialogue amoureux (dont les comédies de Marivaux offrent le modèle), il renvoie à une certaine façon de vivre l'échange sur le mode de la galanterie et du badinage. C'est dans ce sens large que le mot est de nos jours le plus couramment employé pour désigner une atmosphère enjouée et spirituelle, des rapports amoureux fondés sur le jeu et la séduction, tels qu'on les trouve dans les films d'Éric Rohmer, par exemple.

Pièces

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux a écrit une quarantaine de pièces de théâtre :

* Le Père prudent et équitable (1706), mais plus probablement 1712.
* L'Amour et la Vérité (1720)
* Arlequin poli par l'amour (1720)
* Annibal (1720), sa seule tragédie
* La Surprise de l'amour (1722)
* La Double Inconstance (1723)
* Le Prince travesti (1724)
* La Fausse Suivante ou Le Fourbe puni (1724)
* Le Dénouement imprévu (1724)
* L'Île des esclaves (1725)
* L'Héritier de village (1725)
* Mahomet second (1726 ? tragédie en prose inachevée)
* L'Île de la raison ou Les petits hommes (1727)
* La Seconde Surprise de l'amour (1727)
* Le Triomphe de Plutus (1728)
* La Nouvelle Colonie (1729), perdue puis réécrite en 1750 sous le titre de la Colonie
* Le Jeu de l'amour et du hasard (1730)
* La Réunion des Amours (1731)
* Le Triomphe de l'amour (1732)
* Les Serments indiscrets (1732)
* L'École des mères (1732)
* L'Heureux Stratagème (1733)
* La Méprise (1734)
* Le Petit-Maître corrigé (1734)
* Le Chemin de la fortune (1734), davantage une suite de scènes qu'une pièce.
* La Mère confidente (1735)
* Le Legs (1736)
* Les Fausses Confidences (1737)
* La Joie imprévue (1738)
* Les Sincères (1739)
* L'Épreuve (1740)
* La Commère (1741)
* La Dispute (1744)
* Le Préjugé vaincu (1746)
* La Colonie (1750)
* La Femme fidèle (1750)
* Félicie (1757)
* Les Acteurs de bonne foi (1757)
* La Provinciale (1761)

Source : Wiki.


-H.P-
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# Posté le mardi 12 février 2008 15:31

Modifié le mercredi 13 février 2008 13:29