Break du blog

Les rédacteurs de ce blog étant trop occupés dans leur vie pour le moment (année chargée), le blog est pour le moment en veille. Et il n'est pas garantis que les promesses faites dans l'article précédent puisse se réaliser ! Nous en sommes désolés.

Les rédacteurs.

-H.P. - & M0tty
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# Posté le samedi 17 janvier 2009 10:46

Premier Anniversaire !

Voici un an déjà que ce blog est né, il peut se féliciter de fêter par la même occasion la 900ème visite et le 50e article. Merci à vous qui nous visitez régulièrement !

Et une bonne nouvelle ne venant jamais seule, la rentrée de M0tty s'annonce fracassante, vrombissante et explosive, avec de nouveaux articles d'actualité, et cette année, c'est promis :

- Un article sur Sarah Kane, (mais la date reste secrète),

- Des articles rédactionnels plus personnels, des petites dissertations peut-être (sans prétention) tirées de notre apprentissage de tous les jours, de nos réflexions, de nos choix, de nos découvertes, un peu comme cet article sur le public. Une petite idée à déjà germé dans ma petite tête. Alors j'annonce la couleur... (roulement de tambours) "Il faut assassiner le théâtre pour qu'il continue à vivre" voila, vos idées et avis seront les bienvenues à ce moment-là.

- Toujours des articles sur l'actualité théâtrale sur notre capitale, Bruxelles ! (principalement, mais on va faire un effort pour donner des infos pour un peu partout en Belgique)

- Encore des articles sur les grandes figures du théâtre tant contemporain que classique, avec l'envie cette année, de retourner aux racines et d'explorer un peu nos auteurs antiques (mais sans aucune promesse de résultats)

- Et puis, comme toujours, des articles pour mettre en lumière les aspects les moins connus, les plus étranges, marginaux, bizarres, ou avant-gardistes, tel que cet article sur l'Oulipo, mais aussi des observations des formes théâtrales du monde entier, tout comme cette article sur le .

Voila, les bonnes résolutions sont prises !

Bon anniversaire à toi petit blog, tes rédacteurs chéris !

- H.P. - et M0tty.
# Posté le samedi 20 septembre 2008 16:27

Montherlant

Montherlant
Biographie :

Issu d'une famille picarde appartenant à la bourgeoisie en même temps qu'à la noblesse, Henry Millon de Montherlant né le 20 avril 1895 à Paris, décédé le 21 septembre 1972 à Paris, est un romancier, essayiste, auteur dramatique et académicien français.

Il envisage très tôt de faire œuvre d'écrivain. Ce sera d'abord l'expérience du journal intime (détruit à la fin de sa vie). Son père décédé, son éducation est laissée à la charge de sa mère qui lui donnera le goût de la littérature. Quo Vadis ? dont elle lui donne lecture, marquera l'ensemble de sa vie et lui fournira les thèmes qu'il abordera tout au long de son œuvre (l'amitié, les taureaux, Rome, et le suicide).

Son renvoi en 1912 du collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine lui fournit le thème de deux de ses œuvres, La Ville dont le prince est un enfant (1951) et Les Garçons (1969).

Il torée en Espagne avant 1914. Au sortir de la Première Guerre mondiale (dans laquelle il ne combat pas mais est affecté tardivement au service auxiliaire, ce qui lui vaudra une blessure par éclats d'obus), il devient secrétaire de l'Œuvre de l'ossuaire de Douaumont. Ensuite, il se tourne vers les stades, la piste et le football, où il rencontre la jeunesse des fortifs, renoue avec les fraternités des tranchées, exalte les corps des athlètes, compagnons et compagnes.

Admirateur des civilisations du bassin méditerranéen (Rome antique, Espagne, civilisation arabe), il y fait de nombreux voyages. Il vit même quelques années dans l'Algérie coloniale. Nourri dans sa jeunesse par la lecture de Nietzsche et Barrès, il trouve un idéal dans le courage et les vertus antiques.

Patriote et anticolonialiste, il décrit dans Le Songe le courage et l'amitié des combattants, invite par de nombreux articles et ouvrages à intervenir contre l'Allemagne nazie (1936, puis 1938). « L'Équinoxe de Septembre » sera interdit par l'occupant. « Le Solstice de Juin » consacré à la bataille de France en mai-juin 1940, qu'il couvre comme reporter, lui vaudra la réputation de collaborateur et des ennuis à la Libération. « La Rose de Sable », où il dénonce les excès d'une France coloniale, verra son édition fragmentée sur une trentaine d'années jusqu'en 1968.

En rupture avec la société contemporaine, cherchant à transcender les luttes partisanes, il se consacre à l'écriture de son théâtre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale - grandeur et misère d'hommes et femmes tiraillés par leur passions, trahis et perdus.

Durant la période de l'après-guerre, il est également l'auteur de nombreux dessins réalisés à la mine de plomb, des esquisses représentant tour à tour des scènes de tauromachie, des hommes en habits de lumière et quelques nus féminins ou masculins. Il renoncera cependant au dessin, expliquant que « tout ce qui n'est pas littérature ou plaisir est temps perdu ».

Montherlant se défie de l'amour et des femmes, avec lesquelles il est toujours sur la défensive. Il analyse la psychologie féminine dans ses quatre romans sur les "Jeunes Filles", qui seront vendus à des millions d'exemplaires auprès d'un public féminin.

André Gide a vu en lui un « seigneur des lettres », ils cohabiteront à Alger dans les années 30. Fait unique dans l'histoire du Quai Conti, Montherlant est élu en 1960 à l'Académie française sans en avoir fait expressément la demande.

Devenant quasiment aveugle à la suite d'un accident, il se suicide le jeudi 21 septembre 1972 à son domicile du 25, quai Voltaire à Paris, conformément aux principes romains développés tout au long de son œuvre, « pour échapper à l'angoisse de devenir aveugle subitement ». De cette mort volontaire, Julien Green écrit quelques jours plus tard : « Ayant inventé un personnage tout de bravoure et d'éclat, [Montherlant] a fini par le prendre pour lui et s'y est conformé jusqu'à la fin. »

Ses cendres sont dispersées à Rome, sur le Forum, entre les pierres du temple de Portunus (ou temple de la Fortune virile) et dans le Tibre, par Jean-Claude Barat, son héritier, et Gabriel Matzneff.

Montherlant, durant sa vie, s'est souvent avancé masqué, cultivant une forme de secret. Par exemple sur sa date de naissance, qu'il a falsifiée, se rajeunissant d'un an (il a, de plus, voulu naître le 21 avril, jour de la fondation de Rome et même l'Académie française s'y est perdue puisqu'elle donne dans sa notice officielle la date du 30 avril), ou dans le domaine de sa vie privée : il entretenait une double vie, comme l'a dévoilé son ami Roger Peyrefitte avec qui il partageait une passion pour les adolescents. La révélation posthume de ces faits a grandement modifié l'image qui dominait à son sujet de son vivant, contraignant certains à renoncer à un Montherlant idéalisé, et d'autres à le relire de plus près, au profit de ce qu'il était réellement: non un maître de sagesse, mais, avant tout, un écrivain.

Retrouvez sa bibliographie (colossale) ICI !

Souces : Wikipedia.org

M0tty.

N.B. En raison des examens tout proches, le rythme de travail sur ce blog s'est sensiblement ralentit, cela risque de durer jusqu'à la fin juin, voir même jusqu'à fin Août. Bon blocus à tous.

Notez aussi que nous fêtons notre 700e visiteur en 8 mois ! Vive le théâtre !
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# Posté le mardi 29 avril 2008 16:59

Les nuits sans lune

Les nuits sans lune
Le Centre culturel Bruegel a le plaisir de vous proposer la pièce de théâtre "Les Nuits sans Lune" de Véronique Olmi, mise en scène par Yves Claessens.
Dans l'infirmerie d'une maison d'arrêt pour hommes, une infirmière essaie de communiquer avec un jeune détenu qui se taillade régulièrement les veines et à qui elle refait les pansements. La langue est concrète, d'aujourd'hui, portée par un souffle poétique et charnel, notamment lorsqu'elle fait parler son antihéros : petit truand, minable et magnifique à la fois, essayant de résister comme il peut à l'amenuisement de l'univers carcéral.

Critique :

Un spectacle terrible, dans tous les sens du terme, sanglant jusqu'à l'horreur, mais terriblement fort. Une mise en scène effroyablement méthodique et efficace, pas de fioriture, pas de sensiblerie ! un texte qui nous plonge dans l'horrible réalité du monde carcérale, celle qu'on ne veut pas voir, celle qu'on refuse d'admettre : les prisonniers sont des hommes autant que nous, avec leurs angoisses, leurs désirs, leurs ambition, leurs valeurs... Plus qu'un divertissement, c'est une véritable gifle salvatrice que nous infligent ces trois comédiens.

A voir absolument, MAIS, AMES SENSIBLES S'ABSTENIR !


Informations :

Avec:
Christel Pedrinelli,
Denis Carpentier,
David Leclercq

Musique: Jérôme De Cock

Internet: http://www.ccbruegel.be

Adresse: Centre culturel Bruegel , Rue Haute 247 , 1000Bruxelles

Tarif: 12€-8€-6€-Art27-Arsène50

Téléphone:02/5034268

Ouverture: Spectacle à 20H30

Du 14/03/2008 au 29/03/2008

M0tty.
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# Posté le lundi 17 mars 2008 18:10
Modifié le lundi 17 mars 2008 18:22

Andromaque

Andromaque
Andromaque de Jean Racine

Mise en scène : Declan Donnellan
Avec C. Cayol, C. Grégoire, C. Japy, X. Boiffier, R. Cottard, A. Rotger,
S. Lolov

Synopsis.

Oreste aime Hermione qui se languit pour Pyrrhus qui brûle pour Andromaque qui pleure son défunt mari Hector. Prisonniers de leurs passions, leur perte est inéluctable. Racine orchestre avec délectation leurs débats impuissants, leurs actions désespérées, et leur terrible fin. Et pourtant, dans cette oeuvre spectaculaire, la simplicité émerge sous le regard de Declan Donnellan.

Critique.

Rendre le texte le plus intelligent possible : n'est-ce pas la un des buts du théâtre ? Bien sûr que oui et la troupe de Declan Donnellan l'a tout à fait bien compris et nous a rendu ce texte qui peut paraître peu clairvoyant en une modernité incroyable. Le texte nous revient comme si c'était la première fois qu'on l'entendait. Et pourtant, reprendre LA tragédie racinienne, après tout ce qu'on en a fait, c'était partir avec un petit handicap. Mais ils l'ont vite dépassé pour nous offrir 2h45 de pure sensation théâtrale !

Declan Donnellan a eu l'intelligente modernité de prendre en compte la théorie de mise en scène de Peter Brook : un acteur, son partenaire, le public, et c'est tout. Ce n'est pas pour rien que le spectacle a commencé au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, lieu ou Peter Brook met en scène tout ses spectacles. Et effectivement, pas besoin de décors naturalistes ou autres éléments de scènes. Le texte se suffit à lui-même.

Les acteurs sont tout à fait formidable. Pyrrhus est excellent dans son rôle de trouble-fête, avec une précision magistrale de sa parole, de ses gestes, de sa puissance, de son objectif de scène. Oreste est très touchant, surtout à la dernière scène, une émotion intense, et des mouvements corporels extraordinaire. Andromaque est simplement simple, sans excèdent, pure. Et tous les serviteurs de ces jeunes gens ont tous une particularité : ils ont une manière à eux de servir leurs maîtres, ce qui les rend très drôle. Notons aussi la présence d'Astyanax, le fils d'Andromaque. Celui-ci, dans la pièce classique, n'apparaît pas, mais il est évoqué. Ici, il apparaît avec l'apparence d'un ados de 16 ans très jouette mais très beau à voir.

Seul point noir et pas des moindres : l'acoustique de la salle. Horrible, tout simplement. Et une scène qui me paraît un peu grande. Mais vraiment un peu grande.

Je sais que le spectacle est complet jusqu'au 13 mars à Wolubilis, mais il me semble que le spectacle tourne en Europe francophone. Donc si vous avez l'occasion d'aller le voir, courrez-y !

-H.P-
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# Posté le mercredi 12 mars 2008 16:21
Modifié le mercredi 12 mars 2008 17:15